Jeudi 12 Décembre 2019
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3 Questions à… / Babacar Cissé (Représentant Résident du PNUD en Côte d'Ivoire) : ‘’Il y a une volonté des pays africains à adhérer au processus d’émergence’’

Selon Babacar Cissé, Représentant Résident du PNUD en Côte d'Ivoire, il y a une volonté des pays africains à adhérer au processus d’émergence’’

Pensez-vous que les objectifs de cette deuxième Conférence sur l’émergence de l’Afrique ont été atteints ?

Quand on voit la qualité des intervenants, des experts, des différents pays, l’engagement politique de nos chefs d’Etats par rapport à l’émergence, on ne peut qu’être satisfait des travaux de la deuxième édition de la Conférence sur l’émergence de l’Afrique. Vous avez vu qu’on a fait venir, à Abidjan, des experts de différents pays, de différents continents qui ont pu échanger avec les Africains sur les trajectoires de l’émergence, les reformes engagées dans différents pays, mais également des difficultés rencontrées. Cette plateforme d’échange a permis à certains Africains d’apprendre, d’échanger et de voir comment infléchir, éventuellement, sur les politiques pour aller résolument vers l’émergence de leurs pays. Au regard des résultats et des passerelles, des contacts, qui ont été établis et des échanges, on ne peut qu’être satisfait de cette deuxième conférence sur l’émergence.

La question de la pérennisation du projet a été posée. Il faut un schéma de financement de l’évènement tous les deux ans. Que proposez-vous à ce niveau ?

Nous avons anticipé.  Le PNUD a préparé un programme régional qui va servir de base au financement de ce processus. Les pays sont également engagés à soutenir cet effort, parce qu’il y va de l’intérêt du continent. On est dans un processus qui est quasiment permanent et il va falloir l’accompagner encore pendant quelques années. Au-delà même de l’émergence, c’est le fait de pouvoir mettre en place un mécanisme de partage entre les pays, qui est quelque chose d’essentiel. Je ne pense pas que le financement de ce processus puisse poser problème. Nous avons l’engagement des pays africains en premier ; mais également l’engagement de certains partenaires. Le PNUD s’est associé à ce processus parce qu’il y croit, parce qu’il estime que c’est important. On sera toujours avec les pays. Nous avons pu également mobiliser les fonds japonais de la JICAD et le ministère des Affaires Etrangères du Japon, nous avons également la Banque Mondiale et la BAD qui sont également associés à ce processus. La pérennisation ne posera pas problème en tant que tel.

Comment s’évalue un tel programme ?

Nous travaillons sur la base des réformes qui sont engagées dans différents pays. Aujourd’hui, on a 27 pays qui ont des plans pour l’émergence. C’est dire, quelque part, qu’il y a un engouement, une volonté pour la plupart des pays africains à adhérer à ce processus. C’est une première mesure. La deuxième, c’est de voir l’accélération des politiques, l’inflexion des politiques de transformation structurelle qu’on a constaté en Afrique. Les réformes structurelles qui sont engagées et qui permettront d’asseoir les bases de leur émergence. En dernier lieu, il y a un travail qui est en train d'être faire actuellement en matière d’un indice permettant de mesurer l’émergence des pays africains.

Propos recueillis par Ben Ayoub


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