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BAK’IN GADO Compagnie ou la réinvention du conte

Au nombre des compagnies d’artistes sélectionnés pour cette 9ème édition du Marché des Arts et du Spectacle Africain (Masa), qui s’est tenue du 5 au 12 mars 2016, une jeune compagnie ivoirienne du nom de « BAK’IN GADO » qui signifie « héritage noir » en langue haoussa, s’est brillamment illustrée pour une première sélection officielle lors du Masa.

Cette jeune compagnie qui a présenté 3 spectacles au Goethe institut, au Centre Culturel d’Abobo et Centre municipal d’Adjamé a fait salle comble partout et s’est faite ovationnée par un public émerveillé par son immense talent. Grâce à son style particulier qui allie conte, humour, danse et chant cette jeune compagnie, créer en 2012 a pu se positionner comme l’une des compagnies phares de cette 9ème édition du MASA.

Le conte musical à vocation éducative et sociale comme marque

Composée de 4 membres tous formés à l’Institut supérieur des Arts et de l’Action culturelle (Insaac) dont un conteur GRAH Ange Rodrigue (en formation au Labo 4 à la maison du conte de Chevilly-Larue à Paris), un trompettiste ATTA Fulgence Cyr Armand, un balafoniste BALOUGBEU Zoh Jacques Hervé, un percussionniste AKE Olloé Sempé. A travers un mélange d’instruments pour donner un style afro-jazz et afro-beat, et leurs spectacles comme celui intitulé « Telles mères, tels fils », qui est un ensemble de contes qui retracent différentes éducations que deux femmes ont donné chacune à son fils. Selon que cela s’est fait avec sérieux ou négligence, les répercussions vont se sentir sur le chemin que va emprunter chaque fils une fois dans la vie active, les membres de la compagnie Bak’in Gado veulent rappeler le rôle important de la mère dans l’éducation des enfants en Afrique noire. « Telles mères, tels fils »

  On découvre donc que « le conte africain en tant que art vivant ne se limite pas à une forme figée de spectacle car il y a aussi, d’autres manières de conter » selon Kano Yasmine directrice de la compagnie, titulaire d’un Master en arts de la scène et production théatrâle. Aussi « nous avons choisi des instruments acoustiques qui peuvent se jouer sans électricité (trompette, balafon, Djembé) ». La compagnie ambitionne d’acheter une salle de spectacle démontable afin de se produire même en zone rurale et même dans les hameaux les plus reculés de la Côte d’Ivoire. La compagnie se produit déjà dans des orphelinats pour redonner espoir aux jeunes.  « Nous savons qu’il y a beaucoup de tristesse à cause des situations qu’ils vivent et nous voulons les aider à surmonter leur tristesse grâce a l’art.».

Parcours de la compagnie :

- Festival international de théâtre de Bejaia (Algérie 2014)
- Nominé au Grand Prix du Théâtre d’Afrique francophone (Togo 2014)
- Meilleur Talent de Côte d’Ivoire (Abidjan 2015)
- Sélection officielle au MASA (Abidjan 2016)


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